Narcotrafic: réveillons-nous lance Frédéric Lauze sur Cnews

Frédéric Lauze, secrétaire général du SCPN était sur (Midinews) Cnews ce lundi 9 février au sujet du narcotrafic et du modèle italien. Il a estimé que la France était en train. de basculer dans des logiques de mafia en référence au projet de Gérald Darmanin, ministre de la justice, d’instaurer un statut de repenti inspiré de celui utilisé en Italie.

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La France commence enfin à comprendre ce que l’Italie a appris dans le sang : on ne combat pas une criminalité organisée moderne avec les outils de la délinquance ordinaire.


Les juges antimafia italiens ont créé un droit spécifique : statut des collaborateurs de justice, protection renforcée des magistrats, quartiers pénitentiaires étanches, isolement des chefs, saisies patrimoniales massives et juridiquement simplifiées. La mafia n’est pas seulement une addition d’infractions, c’est un système de pouvoir.
Le projet de loi sur les repentis va dans la bonne direction et doit être adopté : c’est une nécessité opérationnelle.
Mauvaise nouvelle : après nos policiers, nos agents pénitentiaires , cette fois, ce sont nos juges qui sont menacés par les narcotrafiquant et pendant que nous adaptons nos lois, le narcotrafic, lui, se structure déjà comme une mafia sur notre territoire. Et les organisations criminelles ont depuis des années investi le numérique. Messageries chiffrées, téléphones sécurisés : de véritables zones de non-droit pour les enquêteurs.

Contre la mafia et les réseaux pédocriminels, nous devons pouvoir, sous le contrôle du juge, accéder aux messageries cryptées ( back door). Sinon, la lutte restera vaine.
L’enjeu ( qui est français et européen)est aussi de retrouver notre souveraineté numérique et de sortir d’une forme de vassalisation technologique. Refuser de voir cette réalité, c’est l’accepter et, au fond, s’en rendre complice. Beaucoup se réfugient dans le fatalisme ou dans un « État de droit » invoqué comme un veau d’or, sans mesurer notre impuissance ni les ravages de la criminalité organisée.

Il faudra une majorité de courage éclairée pour la France : refuser les zones de non-droit où prospèrent pédocriminalité, trafic d’armes et trafic de stupéfiants.

On fait quoi ?


Réveillons-nous.

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