Le SCPN salue le plan investigation mais estime nécessaire “une simplification profonde de la procédure pénale”

Le Syndicat des commissaires de la Police nationale (SCPN) salue le plan investigation présenté ce vendredi 27 février à l’ensemble des organisations syndicales par le ministre de l’Intérieur et le directeur général de la Police nationale mais estime nécessaire “une simplification profonde de la procédure pénale”.

Ce plan “constitue un progrès réel pour la reconnaissance des enquêteurs, il est structuré et peut contribuer à restaurer l’attractivité d’une filière judiciaire aujourd’hui en grande difficulté” estime le SCPN auquel a été expressément confirmé que les commissaires de police bénéficieront bien des dispositifs indemnitaires prévus, notamment des primes d’investigation et de technicité. Mais le SCPN l’a également dit clairement : sans simplification profonde de la procédure pénale, ce plan restera insuffisant.

La situation devient critique pour les victimes, pour les policiers et, in fine, pour la sécurité des Français

La situation devient critique pour les victimes, pour les policiers et, in fine, pour la
sécurité des Français explique Frédéric Lauze, le secrétaire général du SCPN sur Linkedin .

Le syndicat majoritaire des commissaires qui a également insisté sur “la nécessité d’outils numériques réellement performants et sécurisés, ainsi que sur l’engagement d’une réflexion courageuse
concernant certaines modalités de la garde à vue”
préconise de :
◊ réduire drastiquement le formalisme procédural qui paralyse l’enquête,
◊ redonner initiative et autonomie aux enquêteurs,
◊ permettre aux commissaires de police des classements ab initio pour les plaintes à
faible préjudice ou insuffisamment caractérisées,
◊ traiter réellement la question des stocks, car ce qui sort péniblement après des mois
ou des années reste inférieur à ce qui entre : le système n’est plus tenable,
◊ recréer à terme, un recrutement spécifique pour les enquêteurs.